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Ludovic Bourgeois.

Né à Paris en 1969 vit et travaille en France.

 

Imprégné par la Factory d’Andy Warhol et déjà attiré par une effervescence expérimentale qui explore sans limites, c’est à quinze ans qu’il fait sa première photographie. Il suit des études supérieures à l’E.T.P.A puis passe une année aux Beaux-arts, à Toulouse.

Dès 1993 il assiste des photographes notamment Jean-Christian Bourcard, Ludovic Carème, Denis Darzacq. Il évolue également dans l’univers de la mode, celui du théâtre, ou encore du cinéma. Il développe par ailleurs un travail personnel et artistique utilisant la photographie comme encre pour relater l’intime, l’espace et le temps. Il met en scène, en image son quotidien, vision autobiographique d’une fin de siècle qu’il intitule « Something special for you –Génération X ». En 1995, après avoir vu cette série en cours, l’artiste plasticien, vidéaste et designer, Pierre Huygues, lui demande d’être directeur de la photographie de son premier long-métrage « Remake ».

 Rencontres et collaborations jalonnent ainsi son parcours et nourrissent ses explorations artistiques. L’esthétique de Jacques Monory Laisse son empreinte.

 En 2007 Eugène Durif lui donne carte blanche pour réaliser la scénographie de sa pièce de théâtre « A même la peau » mise en scène par Karelle Prugnaud, s’ensuivra « La femme assise qui regarde autour ».

 En 2010, il approfondie encore un peu plus le champ de l’intériorité et questionne la mémoire, thématique que l'on retrouve présente dans tout son travail. Il crée la série « Journal d’une illusion » autour de son histoire familiale poursuivant et étayant sa démarche introspective et contemplative avec les séries « Balance » et « Anxiogène ». Avec le projet « Arboresthésis » commencé en 2014, il questionne la cognition, les représentations, l’imaginaire, les sens, le vivant., la mémoire "reptilienne" Dans un va et vient entre macro et micro chacun est invité à suivre un chemin arborescent.

Dernièrement avec la série Eros, il s'interroge sur l'empreinte, la mémoire corporelle. Celle-ci séquence un roman étrange, mirage du réel, vertige d'un l’instant. Le souvenir envolé...

Artiste émergent; photographe polymorphe et réflexif, Ludovic Bourgeois ne limite pas son champ de vision et ne se veut assujetti à aucune identité « marketée ». Il photographie de manière instinctuelle et manipule divers support travaillant image argentique comme numérique. L’outil est moyen et non fin, vocable d’un langage visuel qui lui sert à sonder, traduire les espaces, les temps, les matières, un tout ou rien singulier et signifiant, in situ et en mouvement.

 

/// Collections publiques

- Artothèque de Saint-Pol sur mer

/// Collaboration

- Collection Roche Bobois 2018