Arbôraisthêsis, mot chuchoté par le vivant aux perceptions pour sonder l’espace-temps, palper l’invisible. Langage qui tisse et fait lien entre l’être du cosmos et l’être de l’homme. De l’ouverture au point subtile, en va et vient, expérimenter le phénomène de l’expansion. Lieu de métaphores, l’image est ici intervalle, passerelle, domus, invitant à voir et vivre son rapport au monde, à propulser son imaginaire au-dedans comme au dehors…S’éprouver en arborescence  dans une vision polymorphe et libre d’un tout mouvant, en mouvement aussi diffus qu’enraciné. Conscience de son sujet et de ses choses. Conscience primale de l’univers.

L’iris sans voile s’émerillonne, flirte avec la densité et le vide, le mystère, la fantasmagorie… Métamorphose du réel, déformation, diffraction, rencontre d’une cosmogonie larvée en tout et nulle part. Arboraisthêsis s’immisce, sillonne, diffuse, se manifeste… Intériorité investie pour habiter la multitude dans une intention existentielle.

Opta Nomaï.

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